Résidence d’Artiste

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residenceVivre dans un loft demande un sens de la décoration assez développé pour meubler ces grands espaces. Chez Jean-f rançois Réant place à l’art et à l’imagination.
Habiter dans un loft en métropole lilloise est devenu assez commun. Néanmoins certains sont aménagés avec plus de créativité que d’autres. C’est le cas de celui de Jean-François Réant chez qui l’art est un invité de marque. Entre les to iles de ses amis peintres et celles de son fiston, Paul, quand il était petit – et dont il est très fier – il y a de la matière pour meubler les murs.
Jean-François, directeur d’une entreprise de création de décors, est artiste dans l’âme. » Je faisais beaucoup de choses manuelles pour moi-même, puis pour mon boulot. Comme ma boite a pris de l’ampleur, j’ai moins le temps de jouer les artistes mais ce la reste omniprésent. Ça va revenir! »
D’abord usine de réparation de la marque Frigidaire, le bâtiment est ensuite passé entre les mains d’un négociant d’épices avant de finir ‘en boyauderie. En 1998, Jean-François Réant rachète l’ensemble pour y installer son atelier et sa maison. Le premier prenant de plus en plus de place, le propriétaire décide de délocaliser son activité à Roubaix et d’optimiser son loft en l’agrandissant.

Les 300 m2 habitables se répartissent sur deux étages. Au rez-de-chaussée, on trouve le garage. Au premier, deux belles chambres d’amis avec salle de bains et un bureau qui sera bientôt reconverti en open space pour les trois enfants agés de deux, quatre et douze ans : »Je souhaite y faire une salle de jeux, une pièce pour mettre les ordinateurs et un atelier de peinture. » Finalement, le père devrait se plaire aussi dans cet univers ludique et artistique.

Concerts en live

Au second étage, place à la pièce de vie qui regroupe la cuisine coupée par un bar, la salle à manger et le salon ainsi qu’un endroit dédié à la musique où se mêlent piano à queue, congas et tableaux en lien avec la musique  » Ma femme au piano, moi au congas, nous avons fait ici de nombreux concerts avec des amis musiciens ! Nous avons dû calmer le jeu avec les enfants …  » Mais on s’en doute, ça va revenir ! Avec peut-être les enfants aux commandes, qui sait…

Deux murs en briques et une charpente métallique d’origine, une belle cheminée et un étonnant sol en verre plomgeant sur le bureau du premier étage apportent chaleur et lumière à cet espace. Une belle terrasse, protégée du regard des voisins ouvre la maison sur l’extérieur. Toujours au même étage, trois chambres et deux salles de bains occupent la surface. Les petits petons des enfants n’ont jamais froid grâce au chauffage par le sol. Aucun radiateur en vue.
La décoration est éclectique car l’homme aime chiner : en plus des toiles de toutes sortes, des lampes très variées illuminent le salon. L’une ressemble à une boule de poils, l’autre représente une famille de flamants bleus, une autre encore est un prototype italien en marbre et en inox éclairant la table à manger, elle aussi très stylée. Les pieds, faits maison, sont des tubes de PVC contorsionnés et recouverts d’aluminium. En écho, une lampe du même style, également fabriquée par le propriétaire du loft, diffuse une lumière rosée. Sur l’abat-jour, on peut lire :« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’on le croit. » Une phrase qui colle parfaitement à la bonne humeur du maitre des lieux.

Claire Ditte

– Article paru dans La voix du Nord, supplément Ambiance, novembre 2009 –