Réant anime le paysage commercial

gazetteDécoration urbaine

Depuis 1992 Jean-François Réant créé des décors événementiels, animant tour à tour les vitrines des magasins ou les murs de la cité au rythme des thèmes saisonniers. Les fêtes de fin d ‘année font partie des moments forts de son activité.

Pour Jean-François Réant, rien n’est impossible ! 11 sufTît d’arriver avec une idée, même toute petite, et il mènera tout en oeuvre avec son équipe, pour réaliser un décor unique. Petit commerçant, grande chaîne de distribution nationale ou internationale, salle de spectacle, banques … font appel à lui pour animer leurs façades ou les événements de leur vie d’entreprise. Si les idées manquent, Jean-François Réant s’inspirera du logo, des produits, de l’image … Puis la maquette prend forme et différents projets sont proposés au client. Une fois la sélection terminée, mise au point technique : trouver les bons matériaux, faire les tests … Vient ensuite la phase de l’installation d’un prototype dans une boutique afin d’obtenir la meilleure adéquation espace-décor. Lorsque tous les éléments ont été validés, il ne reste qu’à passer à l’étape de la fabrication. Le décor peut être dupliqué jusqu’à deux mille exemplaires. C’est un travail manuel minutieux et répétitif : des milliers d’étoiles pailletées, ou des centaines de sapins enguirlandés … Une quinzaine de jours sont nécessaires, pour des objets dont la durée de vie n’excède que rarement un mois. L’entreprise compte six salariés, dont les deux associés Jean-François Réant, le créateur, et Vincent Denarcy qui l’a rejoint depuis un an. En période de pointe l’effectif peut atteindre trente personnes qui travaillent dans deux ateliers totalisant 800 m2 dans le coeur du vieux Lille. De grands noms lui ont déjà fait confiance et ses décors se déclinent de la Place Rouge à Moscou pour Cerruti, à  long Kong et Tokyo pour Cyrillus entraversant toute l’Europe avec Etam sans compter les affiches New Man présentes dans tous les pays. Contrairement à ce que l’on imagine, ces décors ne sont souvent éphémères que pour le passant, les matériaux peuvent être réutilisés  repeints, modifiés, accessoirisés … les présentoirs finissent leur vie à l’intérieur de la boutique ou de l ‘arrière-boutique, quand ce n’est pas chez Je commerçant lui-même ou chez des particuliers avides d’originalité. Les bâches protégeant les échafaudages deviennent de plus en plus support de communication et les municipalités voient d’un bon oeil cet espace utilisé, particulièrement lors d ‘entretien de bâtiments publiques. Seule contrainte, le respect de l’environnement architectural qui oblige quelquefois à présenter plusieurs dossiers aux différents interlocuteurs.
Ces procédures administratives freinent la mise en valeur d’un banal échafaudage. Dernière activité de Jean-François Réant la fabrication d’articles de vitrines en kits, d’installation simple et de stockage facile, ainsi que le lettrage.
« Les commandes de Noël sont déjà livrées pour toutes les grandes chaînes, il nous reste les commerçants indépendants, les décors de façade ou de rues, comme sur le boulevard Hausmann à Paris que nous venons également de réaliser » conclu Jean-François Réant.

Sophie CAEKAERT

– paru dans la Gazette Nord – Pas de Calais, novembre 2000 –